Nicolas Sarkozy a engagé les hostilités contre les fonctionnaires et contre le service public. Au nom de l'égalité et de la liberté de la concurrence! Belle égalité : coupes sombres dans le secteur public, 22 800 suppressions de postes de fonctionnaires, austérité accrue pour les salariés, d'un côté. Quinze milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches de l'autre. Comme dit la chanson, « il y a quelque chose qui tourne pas rond! ». La rigueur à la mode Sarkozy choisit son camp.

Service public : pourquoi tant de haine ?

Les menaces sur les services publics ne datent pas d'hier. Mais, avec ce gouvernement, l'attaque se fait de plus en plus forte. Fermetures de gares, d'écoles et de postes, privatisations, regroupement des hôpitaux et des tribunaux... Au nom de la privatisation du droit à l'énergie, les tarifs de l'électricité et du gaz flambent (GDF : +48% depuis 2004). Et pour les salariés du service public : non remplacement d'un poste de fonctionnaire sur deux à l'occasion des départs en retraite, attaques contre les statuts et transfert de salariés vers le privé ou les collectivités territoriales.

Moins de dépense publique pour plus de profits !

La droite n'est pas contre toute dépense publique. Elle a consacré 15 milliards pour le paquet fiscal. Elle exonère à tour de bras des charges patronales, multiplie les aides aux entreprises. Elle veut moins de tout, d'école, de justice, d'hôpitaux, de transports, de fonctionnaires, de service public... Moins de tout sauf de profits. Nicolas Sarkozy travaille pour ses amis. Il veut que le secteur privé récupère les sommes colossales consacrées par le service public à répondre aux besoins des citoyens pour les injecter dans la finance.

Robin des bois à l'envers!

Nicolas Sarkozy prend dans nos poches pour donner aux riches. Il veut remettre en cause tout ce qui a été construit par les luttes. Il le dit clairement en dénonçant les acquis de 1936 et du Conseil national de la Résistance. Et maintenant ceux de 1968 ! Ce n'est pas le peuple qui réclame moins de protection sociale, la casse des services publics et de la fonction publique. Nous en avons bien besoin tous les jours pour vivre et préparer l'avenir de nos enfants. Et personne n'aspire à devenir client ou consommateur plutôt qu'usager.

On ne va pas attendre 4 ans !

Les luttes des salariés dans de nombreux secteurs se multiplient. Ils ont raison, il n'y a pas de République sans service et fonction publique. Le Parti communiste souhaite que toutes ces luttes convergent entre elles et avec les citoyens. En ce qui concerne les Services publics, le Parti communiste s'engage dans leur défense et fait des propositions pour les moderniser et les étendre. Tout ce qui est besoin vital, « bien commun » doit pouvoir se déployer hors marché. C'est le cas par exemple, du médicament, de l'autonomie des personnes, de la petite enfance, de l'eau, des déchets, de l'information, de la culture...

A la ville d’Amiens comme à la métropole, défendons les salariés du service public. Salariés précaires ou C.A.E ! la nouvelle majorité de gauche doit décider de résorber ces contrats en instaurant une politique de l’emploi ambitieuse, au service des besoins des amiénois. Intégration et titularisation des personnels : c’est une urgence de mieux vivre pour des centaines de familles.